Ça y est ! C’est signé, c’est officiel, c’est payé devant notaire… Enfin tout quoi !
Aujourd’hui, nous sommes devenus propriétaires d’une maison (et de quelques cafards…) en plein cœur de Buenos-Aires ! Je ne résiste pas à vous expliquer comment cela se fait ici.
Tout d’abord, l’achat d’une maison et la signature de l’acte n’ont pas lieu dans l’étude d’un notaire mais dans une salle réservée à cet effet dans une banque. Oui, une maison s’achète ici avec de l’argent « sonnante et trébuchante » comme on dit. On achète une maison avec des billets (et quelques pièces pour arriver au prix exact !), plus exactement des dollars, des vrais, pas avec un chèque ! Alors pour manipuler autant de liquide il est conseillé d’aller dans une banque, c’est (un peu) moins dangereux… Pendant cette opération, entouré de vigiles attentifs, il est d’ailleurs interdit d’utiliser son portable ou bien sûr de prendre des photos ! C’est dommage parce que la scène vaudrait quelques images…
Nous avons donc retrouvé notre charmante et exquise notaire. Elle a commencé par me prendre les empreintes digitales avec un tampon encreur, pour les apposer au bas d’un premier document. C’est assez étrange de commencer par un truc qui se fait habituellement quand on vient de faire un hold-up… dans une banque ! Ensuite, il a fallu demander à l’employée de la banque d’aller chercher au coffre le prix de l’achat de la maison. Elle est revenue avec une grosse sacoche pleine de billets. C’est là que le mot « brique » souvent utilisé pour parler de sommes importantes m’est apparu dans toute sa signification. Plusieurs « briques » de billets emballées dans un film plastique et venant directement de New-York !
Là a commencé une scène surréaliste : les vendeurs et nous-même comptant paquet par paquet… Une fois le compte vérifié, nous sommes passés à la signature des documents officiels scellant la vente.
Les vendeurs, une famille de la province de Buenos-Aires, ont ensuite embarqué l’argent… Et nous les papiers. Beaucoup de papiers, dont les plans d’origine de la maison. Une dame de la famille des vendeurs nous a d’ailleurs dits avoir plein d’autres papiers concernant la maison et nous a invités à venir un de ces jours la voir pour les récupérer… En attendant, voici un extrait des plans originaux avec le dessin d’époque de la façade.

Le dessin est beau mais la réalité un peu moins… Si la maison a gardé les formes des fenêtres par exemple, le rez-de-chaussée a été sensiblement modifié au fil des années. Le toit aussi a perdu ses petites frises que Marcos parle déjà de retrouver… Il y a du boulot.
Voilà, presque deux ans pour acheter une maison à Buenos-Aires.
« Deux ans… Putain ! Deux ans ! »
Deux ans pas toujours très agréables avec les agences immobilières argentines. Cette maison n’est pas celle que j’ai préféré parmi toutes celles que nous avons vu, mais il fallait bien finir par plonger… Maintenant, au boulot… enfin, juste après le champagne, du champagne argentin pour une fois !
2 réponses jusqu'à présent ↓
Stephane // 20 août 2009 à 7:42 |
Bonjour Philippe, Merci pour le recit de votre experience exotique de recherche immobiliere !nous allons venir nous installer a Buenos Aires en famille. Les tarifs affiches sur les sites d annonce sont ils fiables pour se faire une idee des exigences du marche local, ou est ce totalement bidon ? merci pour vos commentaires ! (nous cherchons a la Recoleta, comme de bons expats). A bientot.
Philippe // 20 août 2009 à 6:03 |
Non les tarifs affichés (Attention: $ = pesos argentin et US$ ou U$S = dollars!) sont souvent réels mais bien sûr négociables. Il faut penser a commencer la négociation rarement à plus de 20% de rabais, sinon vous risquez surtout pour un étranger de ne pas être pris au sérieux.