Mon esprit résolument anticlérical et en général profondément hâtée ne peut que vous parler de l’institution nationale qu’est la parilla… un vendredi, jour du poisson ! La parilla, le « barbecue » en bon français, est un rite un peu difficile à adopter au départ. D’abord parce qu’ici, allumer son charbon de bois pour faire griller sa viande ne se fait pas en deux minutes avec une bouteille d’allume feu liquide (d’ailleurs introuvable) mais avec beaucoup de patience, quelques bouts de cageots ou de cartons qu’il faut allumer lentement pour comme le disait Jack London : « Construire un feu ».
Ensuite, il faut laver la viande ! Oui, on passe la viande sous l’eau ici. Et si on a des doutes sur sa fraîcheur, pas de problème on l’asperge de vinaigre ! Puis c’est la cuisson : la viande est toujours bien (trop…) cuite. Il est quasi impossible de manger sa viande saignante à moins de manger avant tout le monde ! Au restaurant, c’est mission impossible, sauf dans les restaurants pour touristes…
Et puis ici, tout se mange. Normal, les Argentins sont les plus gros consommateurs de viande au monde avec plus de 60 kilos par an ! Le morceau le plus grillé est l’asado. Le boucher taille devant vous dans les côtes du bœuf à l’aide d’une grosse scie … Mais il y a aussi les rognons et toutes les tripes qui sont grillées. Après préparation, tous ces morceaux sont posés sur la grille uniquement avec une poignée de gros sel. Ici, pas d’herbes de Provence ! Pas de moutarde non plus, c’est le goût de la viande qui compte en premier. Un goût fort… normal, les vaches qui finissent dans vos assiettes ont vécu à l’air libre en broutant l’herbe de la Pampa.
0 commentaires jusqu'à présent ↓
Il n'y a pas encore de commentaire… Donnez le coup d'envoi en complétant le formulaire ci-dessous.