Philippe à Buenos-Aires

Après les cafards…

29 septembre 2009 · Un commentaire

À notre arrivée dans cette maison, nous étions envahis par les cafards mais depuis des mois nous n’en avons plus vu un seul. Je me demande parfois s’ils n’hiberneraient pas et s’ils ne vont pas tenter un nouveau coup de force une fois l’été revenu… En attendant, j’ai, sur le conseil de Marie, placé des sortes de petits grillages sur toutes les bouches d’aérations ou d’évacuations des eaux et je crois que cela a sérieusement limité leur progression à moins que d’autres nuisibles n’aient eu leur peau !

En effet, il y a quelques semaines, nous dînions sur la terrasse avec notre amie Heike, quand j’ai vu un petit animal courir sur une gouttière. Il faut dire que je ne sais pas pourquoi mais Heike a le chic pour provoquer ce genre d’événements ! L’année dernière, nous dînions déjà ensemble à la terrasse d’un restaurant quand j’avais vu passer au-dessus de nos têtes des rats circulant en pleine rue sur les câbles téléphoniques ! Donc, voyant ce petit animal, je me suis mis à crier… Explosion de rires… Marcos m’explique alors que ce ne sont que des « lauchas », de gentils petits animaux inoffensifs. Moi, habitué au mot « ratón » qui ne signifie pas rat mais bien souris, je pense à un truc genre petit écureuil ou à un animal local et je ne m’inquiète donc pas trop.

Quelques jours plus tard, un matin je découvre dans la cuisine les croquettes de Peter alignées sur le sol, traçant une ligne bien droite depuis sa gamelle jusque sous la cuisinière. Je pense dans un premier temps à un mouvement de protestations du chien contre les croquettes mais son sens de la géométrie me laisse perplexe ! Quelques jours plus tard, je découvre un trou sous le cadre d’une fenêtre en bois. Un animal a dégagé le passage en laissant des traces. Marcos me reparle alors des « lauchas » et je découvre dans le dictionnaire que cela signifie aussi « souris » ! Marcos commence tout d’un coup à ne plus trouver ces animaux aussi sympathiques. Que faire ? Je tente les traditionnels pièges avec un succès mitigé malgré quelques belles prises !

 

"Souris jolie petite souris !"

"Souris jolie petite souris !"

À la campagne en France j’avais testé avec succès les horribles pièges collants mais impossible d’en trouver ici. Je décide donc devant l’urgence de la situation d’acheter un billet d’avion pour aller en acheter à Paris chez Aurouze, le spécialiste de la dératisation depuis 1872 ! Non, je blague, le voyage à Paris était prévu avant l’arrivée des souris…

Une fois en France, je reçois un appel paniqué de Marcos. Les souris ont envahi la maison ! Elles se sont attaquées à nos réserves en particulier de farine de sarrasin ! S’en est trop ! Si les souris Argentines s’en prennent au patrimoine culinaire breton, il faut réagir. Marcos, lui a déjà réagi dans mon dos. Il a demandé à sa copine « naturiste », grande amie des chats abandonnés dans la rue de lui en trouver un. J’ai beau hurler au téléphone depuis Paris mon opposition à l’adoption d’un chat en plus du chien, des deux canaries, etc. Le mal est fait et « Éros », le nom bien ridicule que Marcos lui a trouvé, est installé dans la maison.

 DSC04807

« Installé » n’est pas vraiment le mot. Le chat a pris possession de la maison ! La nuit, il hurle. Il cherche une femelle ! Du coup le pauvre chat a été castré, mais il continue de me réveiller à 3 heures du matin… Le jour, il vol tout ce qu’il trouve à manger et en particulier la nourriture du pauvre chien qui tente parfois violement de lui faire comprendre qu’il est sur son territoire, mais sans grand succès.

Pendant ce temps, les souris dansent ! Le chat occupant ses journées à manger, il risquerait l’indigestion s’il s’attaquait à une souris qui passerait sous son nez…

Catégories : La vie au quotidien...

1 réponse jusqu'à présent ↓

  • marie-anne // 6 octobre 2009 à 5:11 | Répondre

    Et… ça en est où, c’t’ histoire… commencée cet été… ? M’a l’air pourtant mignon, l’Eros !

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